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guide bourse – partie 7 – astuces et conseils

Savoir attendre

Lorsqu’une société que l’on possède fait l’objet d’une opération financière, nombreux sont les petits porteurs, pressés de constater une plus-value, qui n’attendent pas pour vendre leurs titres. Or, c’est précisément l’inverse qu’il convient de faire. En conservant ses actions jusqu’au dernier jour d’une opération, on se réserve la possibilité de bénéficier d’une contre-offre et d’augmenter ainsi sa plus-value.

Jouez les raiders…

Dans le cas où un titre fait l’objet d’une OPA, il peut être judicieux d’acheter la valeur ! En effet, l’OPA vous garantit de pouvoir vendre vos titres jusqu’à une certaine date et à un cours fixé. En achetant une valeur qui fait l’objet d’une opération financière, vous prenez un risque très faible : l’écart entre votre cours d’achat et le prix de l’OPA et vous vous réservez la possibilité de bénéficier d’une éventuelle surenchère. En résumé, quelques pourcents à perdre et beaucoup plus à gagner. Prudence cependant, n’oubliez pas de bien noter la date de clôture de l’OPA et de revendre vos titres avant la fin de l’opération.

On ne vend jamais au plus haut

C’est bien connu, la Bourse est le temple des regrets. Vous vendez et la valeur monte, vous achetez et elle baisse derrière. Ne vous lamentez pas, d’une part cela ne sert à rien et d’autre part, une valeur n’atteint son plus haut et son plus bas qu’une fois par an. Ceux qui achètent ou vendent dans les meilleures conditions de sont donc par définition pas très nombreux…

Craignez le risque pays

Une crise financière, en Asie ou en Amérique Latine par exemple, peut engendrer des risques pour les entreprises implantées dans le pays concerné. Ne gardez jamais des positions exposées à un risque de dévaluation par exemple, même s’il s’agit de valeurs de qualité, vous serez toujours perdants dans un tel cas de figure…

Sachez écouter le marché

La Bourse est souvent une affaire de psychologie et d’anticipations. Quand tous les investisseurs sont positifs alors la hausse est bientôt terminée et inversement. L’histoire récente de la Bourse l’a encore montré. Ainsi, au premier trimestre 2000, lorsqu’une société technologique annonçait une augmentation de capital, facteur qui fait traditionnellement baisser les cours, elle progressait en Bourse ! La fin de la hausse était proche, on sait ce qu’il advint par la suite. Ne vous laissez donc pas gagner par l’euphorie des collective ni d’ailleurs par la déprime des autres investisseurs…

Qui a bu boira

Méfiez vous comme de la peste des sociétés qui ne tiennent pas leurs prévisions. Il arrive qu’un retournement de conjoncture entraîne des difficultés pour une entreprise, elle adressera alors au marché un avertissement sur ses résultats, ce qui est négatif à court terme mais qui a le mérite d’être sain. Toutefois, certains dirigeants ont la fâcheuse habitude de promettre monts et merveilles dans le but de lever des fonds et de faire remonter leur cours de Bourse…

Quelques temps plus tard, ils annoncent que leurs prévisions ne seront pas tenues, toujours d’ailleurs avec de bonnes raisons. Il faut fuir ces sociétés car dans la grande majorité des cas, vous irez de désillusions en désillusions et vos pertes s’accumuleront. En bref, si une entreprise a trahi votre confiance, soyez sûr, à moins d’un changement de management, qu’elle recommencera.

Méfiez-vous des rumeurs

Avoir un bon tuyau, c’est le rêve de tout investisseur… Pourtant, les tuyaux se vérifient rarement en Bourse. Alors, méfiez-vous car vous risquez d’être le dernier maillon de la chaîne, celui qui achète au plus haut et qui voit ensuite le cours s’effondrer : il est fort probable que lorsque le tuyau arrive jusqu’à vous, beaucoup de gens en aient été informés avant vous. Ils ont acheté des titres moins cher et se feront un plaisir de vous les revendre au prix fort.

On ne gagne pas dans un marché baissier

Vous anticipez une baisse du marché mais vous ne voulez pas vendre certaines belles valeurs de votre portefeuille ? Soyez sûrs qu’il est probable que vous le regrettiez. En effet, un marché baissier se caractérise par une absence d’acheteurs : il n’y a plus beaucoup de monde pour acheter vos titres, même les belles valeurs. Au contraire, certains les vendent par exemple pour extérioriser des plus-values anciennes. Il n’y a vraiment rien à gagner dans un marché baissier !

« Saucissonnez vos ordres»  de Bourse

Pour éviter de payer l’impôt de Bourse, il existe une méthode simple : fractionner ses ordres importants en autant d’ordres que nécessaire, mais d’une valeur ne dépassant pas 7.668 Euros, seuil à partir duquel se déclenche l’impôt de Bourse.

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Le guide de la bourse

Le rôle de la bourse et des marchés financiers
La bourse est un lieu physique ou virtuel ou se rencontrent des acteurs ayant besoin de capitaux (entreprises et Etat) et ceux qui ont de l’argent à placer (investisseurs). Les acteurs de la bourse s’échangent donc des produits ou titres financiers dont les plus connus sont les actions et les obligations. Il existe cependant d’autres types de produits, dits « dérivés» , tels que les warrants, options ou bons de souscription.

Etre actionnaire : droits & obligations
Vous débutez en bourse et cherchez à savoir ce qu’est une action, et à connaître vos droits en tant qu’actionnaire (ex : droit aux dividendes). Ne cherchez plus … Pour vous guider, connaissez les acteurs de la bourse et afin de ne manquer aucun évènement boursier consultez l’agenda et adressez vous aux bons acteurs.

Investir en Bourse
Journal en main vous voulez lire une cote boursière, connaître les marchés, les secteurs, les indices ou encore les catégories de cotation … lisez nos conseils avant. Vous adressant aux bons intermédiaires vous avez maintenant composé votre portefeuille.

Participer à une introduction en bourse ou à une offre publique n’a plus de secret pour vous. Quant à savoir quel ordre de bourse passer ou encore acheter ou vendre à découvert, nos conseils peuvent encore vous aider.

Quel type d’investisseur êtes-vous ? Vous avez une gestion prudente type père de famille ou de rendement. Ou bien cherchez vous à faire des »  coups »  en jouant les valeurs dites de croissance ou spéculatives ? Mais peut-être préférez-vous jouer les restructurations ou les valeurs cycliques… découvrez votre profil.

Une fois votre profil mis à jour, vous vous poserez sans doute les questions suivantes : mais que faire si ?, quand faut-il que je vende ?… alors lisez nos astuces.

Analyser l’entreprise
En bon gestionnaire de votre portefeuille vous chercherez sans doute à obtenir plus d’informations sur la société dans laquelle vous avez investi. Pour cela, les bilans et compte de résultat de l’entreprise sont à votre disposition. Et une analyse fondamentale, boursière, des ratios et des méthodes d’évaluation vous aidera dans vos choix d’investissement.

source : capital.fr/Guide

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Guide bourse – partie 6 – Les introductions en Bourse

6 Les introductions en Bourse

Si les sociétés trouvent un avantage à venir lever des capitaux en Bourse, c’est que les marchés financiers, via le jeu de l’offre et la demande, leur offrent des moyens de leurs ambitions, aussi diverses soient-elles.

Au premier chef, une introduction en Bourse apparaît comme un moyen pour les entreprises de mettre du « papier»  sur le marché, en échange de quoi les actionnaires s’associent au développement du groupe en lui apportant les capitaux nécessaires pour financer sa croissance. Si la situation financière de l’entreprise est déséquilibrée – du fait par exemple d’investissements trop lourds – les dirigeants peuvent venir lever des fonds pour renforcer leurs capitaux propres et assainir ainsi leur bilan.

D’autres entreprises viennent chercher en Bourse le moyen de grossir voire de s’internationaliser. Sans argent frais, il est effectivement délicat pour une entreprise dont la trésorerie est faible d’envisager étendre ses activités, et ce même si des opportunités se présentent. En levant des capitaux sur le marché, l’entreprise récolte alors un « trésor de guerre»  qui pourra être mis à profit dans le cadre de rachats d’autres entreprises lui permettant peut-être ainsi d’atteindre une taille critique, voire internationale. Faire coter son groupe en Bourse peut également être un moyen pour des dirigeants de vendre des parts de leur société ou de faire entrer des partenaires de poids.

Solliciter l’épargne peut aussi trouver d’autres justifications : ainsi, une des raisons fréquemment invoquée par les dirigeants lors de leur arrivée en Bourse est leur souci de notoriété. Avoir son groupe coté est en soi revalorisant, mais c’est surtout un formidable moyen de trouver des partenaires de qualité (les anglo-saxons y sont par exemple particulièrement attentifs) et un moyen de mobilisation interne de ressources humaines qui ne se dément pas : par exemple, par le biais des « stocks-options» , ces actions cédées à des salariés à un prix défiant toute concurrence, une entreprise peut trouver le moyen de garder à bon compte les personnes essentielles à son management. C’est aussi un moyen de motiver les salariés via un intéressement indirect à la bonne marche de l’entreprise.

Enfin, la présence en Bourse et la communication qu’elle entraîne est certainement l’une des formes les plus efficaces de publicité pour une jeune société. La cotation représente aussi une véritable reconnaissance pour l’entreprise, un atout commercial indéniable.

6.2.1L’Offre à Prix Ferme (OPF)

Connue il y a quelques temps sous le nom d’O.P.V. (Offre Publique de Vente), cette procédure est la plus utilisée par les banques introductrices. Un prix de cession des titres est fixé, et c’est uniquement à ce cours d’introduction que peuvent avoir lieu les ordres d’achat. Cette procédure a la particularité de répartir les attributions de titres proportionnellement à la demande. Les ordres sont classés en « Ordre A» , ordres prioritaires qui portent généralement sur un maximum de 100 titres, et en « Ordres B» , qui rassemblent eux le reste des titres demandés. Cette classification a pour but d’éviter que les ordres portant sur un faible nombre d’actions soient servis d’autant plus mal que l’introduction remporte un franc succès.

A savoir

le taux de satisfaction des « Ordres A»  doit être au minimum de 0,8% afin que la procédure d’introduction soit recevable.

6.2.2L’Offre à Prix Minimal (OPM)

Ce type de procédure permet à la société qui s’introduit de proposer des actions à un prix dit « minimal» . Tous les ordres d’achat à cours limité sont recevables à la condition qu’ils ne soient pas trop éloignés du prix minimal (les ordres « au mieux»  étant systématiquement annulés). Une fois le carnet d’ordre rempli, le premier cours coté correspond alors à la limite inférieure de la dernière tranche d’ordres servis.

A savoir

cette procédure s’applique essentiellement lors des périodes fastes. Le premier cours coté ne peut excéder de plus de 50% le prix d’offre.

6.2.3L’Offre à Prix Ouvert (OPO)

Cette procédure d’introduction en Bourse consiste, pour l’émetteur, à proposer une fourchette de prix aux investisseurs, laquelle est ensuite susceptible d’être modifiée par les établissements introducteurs pour peu qu’ils aient notifié qu’ils s’en réservaient la faculté. Le prix définitif n’est alors fixé qu’après réception de la totalité des ordres. Comme pour les Offres à Prix Minimal, seuls les ordres supérieurs ou égaux au prix définitif fixé sont servis.

Dans le cadre de cette procédure, la souscription d’une partie des titres est réservée aux institutionnels comme les banques, les assureurs, etc…

A savoir

les titres peuvent être répartis à la suite de l’offre soit de façon uniforme soit en privilégiant les ordres portant sur les montants les plus faibles.

6.2.4La Cotation Directe

La procédure est l’équivalent de l’OPM, si ce n’est que les ordres stipulés « Au mieux»  sont acceptés. Autre différence, la société qui émet des actions les cède à des intermédiaires financiers à un prix déterminé, lesquels sont alors tenus de placer ces titres sur le marché.

A savoir

la cotation directe est peu utilisée (essentiellement des sociétés qui s’introduisent au Marché Libre), l’écart entre le premier cours coté et le prix d’offre étant limité à 10%.

6.2.5Le Placement Garanti

Il s’adresse aux investisseurs institutionnels, et n’est pas tenu de garantir l’équité de la répartition des titres.

A savoir

le prix des actions lors de cette procédure est supérieur ou égal au prix d’OPF.

Jouer une introduction peut se révéler payant et doper de façon substantielle la performance d’un portefeuille. Mais avant de partir à l’aventure, mieux vaut savoir où l’on met les pieds et connaître les pièges à éviter.

Voici la liste des bonnes questions à se poser avant de participer à une introduction en Bourse :

Les introductions sont-elles en vogue ?

Si c’est le cas, il est possible que l’introduction suive l’euphorie du moment. Mais il faut se méfier de l’effet rareté : si les introductions sont en nombre trop important, les opérateurs privilégieront les dossiers les plus costauds et laisseront de coté les autres.

A savoir

lorsque les marchés vont bien, les établissements n’hésitent pas à introduire les sociétés au prix fort.

Qui introduit la société ?

Les banques et les sociétés de Bourse qui introduisent les sociétés sont responsables du placement garanti. Il en découle que ces dernières sont les premières à se servir et que leurs clients les plus importants sont souvent avantagés. Si votre intermédiaire financier fait partie des introducteurs, c’est une raison supplémentaire pour vous intéresser à l’introduction.

A savoir

certains établissements introducteurs ont leur réputation en la matière.

Quelles sont les conditions de l’offre ?

L’OPF est la forme d’introduction « la plus juste» , c’est à dire celle qui garantit d’être servi proportionnellement à la demande. Participer à une OPM revient à trouver « le juste prix»  dans une fourchette souvent difficile à évaluer. Le risque est alors de surpayer ses titres. Quant à la rarissime cotation directe, elle est réservée aux amateurs de sensations fortes…

A savoir

mieux vaut laisser les OPM et cotations directes se dérouler avant de « passer à l’action» .

Quel est le business-plan ?

Les sociétés « high tech»  doivent présenter un business-plan qui soit solide sur le plan de la croissance et de l’arrivée des bénéfices. Mais bien trop souvent, le plan est mal évalué et se révèle intenable, la faute soit à des événements extérieurs que la société avait manifestement sous-estimé, soit à une banque introductrice trop peu scrupuleuse, qui avait artificiellement gonflé les prévisions de la société pour mieux la vendre.

Les dirigeants ou les « familles fondatrices»  restent-ils dans le capital ?

Parfois, les dirigeants d’une société viennent en Bourse chercher le moyen de sortir à bon compte du capital, en vendant une majeure partie de leurs parts. Si tel est le cas, la méfiance doit être de rigueur, c’est peut-être que les dirigeants n’ont pas confiance et préfèrent « sortir leurs billes»  immédiatement.

Quels sont les multiples de capitalisation ?

Un multiple de capitalisation trop élevé peut être parfois source d’une future déception. Souvent justifié pour des opérations sur des sociétés au fort potentiel de croissance, il n’en reste pas moins que le multiple se doit d’être modéré au moment de la mise sur le marché. Sinon, les investisseurs ne s’intéresseront pas au dossier, aussi bonne la qualité de l’affaire soit-elle…

A savoir

veillez à ne pas dépasser un PER de 20 fois, sauf croissance et visibilité exceptionnelle.

L’environnement de la société est-il porteur ?

Une introduction en Bourse sur un secteur porteur est plus facile à vendre que sur un secteur dont le taux de croissance stagne. Cependant, des affaires moins médiatiques peuvent tout autant se révéler de bonnes affaires pour peu que la rentabilité soit au rendez-vous.

A savoir

veillez à ne pas surpayer vos titres sur des secteurs « en vogue» .

La situation financière de l’entreprise est-elle saine ?

Point important à vérifier, l’endettement de l’entreprise divisé par ses fonds propres se doit d’être décent après éventuelle augmentation de capital. Dans tous les autres cas, là encore, méfiance car une situation financière explosive conduit souvent à de très mauvaises surprises.

A savoir

un endettement peut être considéré comme décent lorsque l’endettement net est égal à 50% des fonds propres, sauf situation exceptionnelle.

La liquidité du titre est-elle assurée ?

Souvent, les dirigeants, afin de ne pas être trop dilués au sein d’une entreprise, se résignent à ne mettre dans le public que le minimum légal. Problème : Si les titres affluent encore dans les jours qui suivent l’introduction, il n’en reste pas moins que, à peu de titres répartis correspond forcément un marché étroit.

A savoir

les sociétés doivent mettre au minimum 10% du capital dans les mains du public lors de leur introduction sur un Marché Règlementé.

Comment le capital est-il contrôlé ?

Il se peut qu’un capital éparpillé soit mauvais signe : en effet, la présence dans le capital de nombreux gros actionnaires peut dans certains cas être synonyme de départ imminent d’au moins l’un d’entre eux, ce qui ne manque pas de déclencher un décrochage du cours.

A savoir

vérifiez les conditions de la dernière augmentation de capital, il se peut qu’elle ait eu lieu à des conditions avantageuses.

En conclusion, voici l’archétype de l’introduction qui a toutes les chances de réussir :

  • bons fondamentaux
  • bonne visibilité
  • bonnes perspectives
  • multiple de capitalisation décent
  • et bonne liquidité !
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