Le bizutage – Une loi l’interdit, le bizitage couchemar des nouveaux etudiants

La loi du 17 juin 1998, dit que le bizutage est un délit, l’article 225-16-1 prévoit des sanctions pénales de 6 mois de prison, ainsi que des amendes de 7500 euros, l’amende et la peine de prison étant doublées si la victime est mineure ou vulnérable, le texte de loi stipule « qu’il est interdit de la part d’une personne à amener autrui, contre son gré ou non, à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations ou de réunions liées au milieu scolaire et éducatif. » Bons nombres de bizutages, se sont mal terminés, les étudiants ou personnes victimes de bizutage, ne voulant plus retourner à l’université ou grande école. Ils connaissent pour pas mal d’entres eux, des réactions dépressives, doivent voir des psychiatres ou psychologues, car les personnes perdent leurs repéres et abandonnent souvent leurs études et sont victimes d’ effets traumatisants. Il faut encourager les victimes à déposer plainte contre le bizutage et surtout en parler. Il ne faut surtout pas rester sur un sentiment d’échec. Les bizuts doivent impérativement refuser de passer des épreuves stupides, dégradantes, dangeureuses, violentes et de se soumettre aux humiliations etc….. Le Ministère de l’Education Nationale a mis en service avec un numéro de téléphone azur « SOS VIOLENCE ». Vous êtes désormais protégés contre le « bizutage », les « usinages », la loi du silence c’est finie !!!!

Le bozutage c’est quoi ? (selon wikipédia)

En France, la définition donnée du bizutage, provenant de l’article 14 de la loi du 17 juin 1998, est :
« Le fait pour une personne, d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations, ou de réunions liées aux milieux scolaire et socio-éducatif. »

Europe

France
On nommait jadis bizutage un certain nombre de rites, qui en sont parfois arrivés aux limites de la brimade, voire du racket (« taxe » des 3/2 par les 5/2 en taupe dans les années 60).

La pratique du bizutage sous cette forme, en raison de ses abus, a fini par être officiellement interdite sous le ministère de Ségolène Royal. Le Code pénal français définit le bizutage comme un ensemble d’actes humiliants ou dégradants en milieu scolaire (Livre II, titre II, Chapitre V, Section 3 bis, Article 225-16-1). Il est puni de six mois de prison et 7 500 euros d’amende.

On continue cependant à désigner sous ce nom un certain nombre de « cérémonies d’accueil » ou « journées d’intégration » des jeunes promotions, se voulant aujourd’hui une tendance plus humoristique et se donnant juste pour but de dissuader lesdits nouveaux d’attraper la « grosse tête » du fait de leur admission, et créer de fait un esprit de cohésion entre membres d’une même promotion.

Certains établissements, comme par exemple l’École des mines de Nancy, avaient aboli le bizutage-brimade dès 1957, et l’avaient remplacé par une série d’« exploits » que les nouveaux devaient accomplir pour prouver leur esprit débrouillard ou farceur (faire sonner à minuit les cloches de la cathédrale, par exemple).
Amériques
L’une des traditions annuelles les plus célèbres est le Ditch day du California Institute of Technology (Caltech), ainsi dire un bizutage inversé : les anciens quittent le campus pendant vingt-quatre heures, et les nouveaux disposent de ce laps de temps (mais se sont souvent préparés pendant des mois) pour « piéger » leurs chambres par tous les moyens possibles et imaginables (on en vit parfois certaines transformées en piscines, ou leurs portes murées de façon totalement indécelable). Il appartient aux anciens, guidés eux-mêmes par les enseignements anciens de leurs aînés, de prévenir ces pièges ou à défaut, au moyen de leur seule sagacité, de les déjouer.
Les controverses autour du bizutage
Le bizutage, pratique sociale répandue et ritualisée, a donné lieu à une multitude d’analyse, parfois très divergentes. Ainsi, certains psychologues parlent de traumatismes, de régression infantile et bestiale, de défoulement collectif. D’autres, comme Michael Houseman, ont mis en avant le rôle social du bizutage, qui établit les nouvelles hiérarchies à l’intérieur de l’école et entre l’école et l’extérieur. Certains voient dans le bizutage un moyen pour le groupe de se protéger et/ou de se constituer. D’autres voient dans le bizutage un rite d’initiation, de passage, au terme duquel le nouvel arrivant acquiert le statut de membre de la communauté étudiante. Ainsi selon l’interlocuteur le bizutage peut-être un rituel, certes un peu bizarre, mais néanmoins indispensable pour éviter l’anomie et l’effritement de la société, alors que pour d’autres c’est un fléau à combattre absolument.

Le bizutage: un rite de passage?

rite de passage Arnold Van Gennep

Le bizutage peut être assimilé à un rite de passage dans la mesure où il permet, croient les bizutés et les bizuteurs, d’accéder à un nouveau statut et de faire partie d’un groupe. On le retrouve selon les mêmes règles dans des établissements différents à des époques différentes. La première phase est celle de la séparation, de la coupure des attaches. Dans les cas les plus clairs, le futur initié n’a plus ni nom, ni passé, ni droits. Il est réduit à l’état de chose. Son apparence physique change, il porte une parure imposée, souvent ridicule, comme par exemple la blouse grise chez les gadzarts. Il doit perdre tout signe extérieur distinctif rappelant son ancien statut et sa personnalité. Cette négation est renforcée par la perte de patronyme. Le nouveau est affecté d’un sobriquet dévalorisant, voire d’un numéro. Ensuite, succède à cette phase une période décisive, celle du rite de marge, de la vie marginale. Elle permet la  » mise à plat  » des personnalités et l’apprentissage de la culture propre à l’école, de ses coutumes et de son langage. Cette prise en main est le plus souvent brutale et sans appel. Les anciens créent un climat de panique, mettent en place une mise en scène impressionnante, multiplient les insultes et les punitions. Calqué sur une symbolique militaire, le dressage va tenter de fondre chaque individu dans le groupe et ne lui laisser comme alternative que la soumission ou l’exclusion. Enfin, survient la sortie de l’initié, son agrégation au groupe. Elle est le plus souvent symbolisée par une fête générale. Anciens et nouveaux sont alors sur un pied d’égalité. L’administration y participe généralement. Ce rituel permet l’intégration des nouveaux au groupe.

M. Segalen, dans Rites et rituels contemporains (1998), complète ce point de vue. Pour lui, dans les bizutages comme dans les rites d’initiation africains, le rituel vise à façonner un homme nouveau. Il constitue un groupe de pairs, une communauté soudée. Le bizutage permet au groupe de sélectionner et de reconnaître les plus aptes, il teste l’endurance physique et psychologique des nouveaux. Ainsi, le bizutage est bénéfique ; pour l’administration, car il met en place une communauté d’élèves avec laquelle elle pourra dialoguer, mais aussi pour la société car elle met en place des solidarités intermédiaires entre les individus et l’Etat et évitent une trop grande individuation.

Ces arguments sont souvent repris par les bizuteurs. Ceux-ci, surtout quand le bizutage existe depuis longtemps, défendent le sens de cette manifestation, ainsi que les valeurs et les traditions qu’il perpétue. Pour eux le bizutage crée une communauté fraternelle (ainsi le mot d’ordre du bizutage au Gadzarts est la Frat’ss, ou la fraternité) et il perpétue l’esprit de l’école. Ceux-ci mettent aussi l’accent sur les relations chaleureuses entre étudiants qu’il crée, ce qui permet de compenser un esprit de compétition trop vif.

Les différences entre bizutage et rite d’initiation:

Les adversaires des explications anthropologique du bizutage font remarquer les nombreuses différences importantes entre les rites d’initiation des sociétés pré-modernes et les bizutages modernes. Tout d’abord, dans le déroulement : ce ne sont pas des adultes qui donnent l’initiation aux jeunes mais des jeunes qui forcent des plus jeunes à leur obéir. Dans les cérémonies traditionnelles le but est de transmettre une mythologie, des enseignements, ce qui n’est souvent pas le cas dans le bizutage. De plus, le bizutage ne fait pas passer l’enfant au statut d’adulte. Le nouveau obtient seulement un statut transitoire d’étudiant. La différence est que nous sommes aujourd’hui dans des sociétés de l’écrit, ou le vrai rite de passage est l’examen. Le bizutage ressemblerait donc plus à un simulacre d’initiation, à une cérémonie qui n’aurait pas, loin de là, le sens et l’importance d’un rite de passage. Le bizutage serait donc, au sens de ses détracteurs, rien d’autre que ce qu’il semble être à première vue, c’est-à-dire une humiliation publique.

Bizutage militaire d'un officier pilote - Compiègne, France - 1997

Bizutage militaire d’un officier - Compiègne, France – 1997

One Response to “Le bizutage – Une loi l’interdit, le bizitage couchemar des nouveaux etudiants”

  1. Bizutage : à bout portant
    Une pratique désuète, une légitimation de la perversité,
    à la frontière de la criminalité

    Avant d’aborder ce sujet, nous aimerions signaler que nous sommes un groupe d’individus, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, ayant subi les ravages de pratiques de bizutage et dont le besoin est devenu urgent d’attirer l’attention sur ses dangers, vu les traces que nous en portons et qui ont altéré nos vies de manière irréversible.
    Partant de l’utilité des traumatismes dans le raffermissement des jeunes, certains continuent à le voir sous ce même ongle malgré les transformations qui ne cessent de marquer un monde où les anciennes pratiques deviennent dépassées. Le hic est que cette pratique tant prônée comme une pratique utile, a toujours échappé à une certaine normalisation, n’a jamais été limitée ni dans le temps, ni dans l’espace, ni par rapport à sa proximité du crime. Le bizutage, selon la loi des bizuteurs peut continuer dans le temps jusqu’au moment où la peronne bizuté craque, ce qui lui permet de durer même un an et plus dans certains cas, peut entrer dans tous les espaces de vie de l’individu, infecter toutes ses relations, sa vie privé et quand cet individu a des difficultés, rendre ses difficultés plus graves et plus dramatique.
    Autrement, cette pratique reste une grande barbarie qui fait fi de toutes les règles. L’état inhumain dans lequel rentre facilement la plupart des bizuteurs montre que tout l’effort des sociétés civiles et des intelligences humaines, déployé à travers l’histoire pour sauver justement l’humanité de la cruauté en créant des lois pour la lutte contre les crimes, est balayé sous forme de jeux qui dans certains cas deviennent sanguinaires, que ce soit matériellement ou psychologiquement parlant. Si on fait l’effort de penser aux cas de personnes rentrées dans un état de nervosité permanent ou dans le mutisme, sans parler d’autres qui auraient préféré le suicide en emportant avec elles le secret de cette torture, on aura la certitude que cette pratique ne peut avoir aucun point positif. Elle est une véritable torture, à la différence avec la torture en prison, elle se pratique collectivement, dans tous les espaces et le temps que l’individu bizuté occupe.
    Peut-on douter un seul instant du fait que chaque personne en a tellement à affronter et tout ce qu’elle aimerait trouver près des autres est surtout un bon réconfort, un climat humain. Pourquoi au lieu du bizutage ne pas penser à une entrée scolaire qui ouvre les portes à une pratique des différents talents de chacun et chacun. Alternative qui permettrait à l’ensemble d’une communauté scolaire de préparer un bon climat affectif pour le travail d’une année et de comprendre plus chacun en s’approchant de lui à travers ses passions, au lieu de créer un climat de méfiance et des fois de torture qui finit par pousser les uns et les autres à renoncer à de beaux principes et à des projets utiles au niveau individuel et au niveau collectif. Nous ne voulons pas chanter un monde utopique car même des séances au début de l’année scolaire peuvent comporter des critiques, des sifflements, de la caricature…etc, en autant que chacun sait qu’il peut subir des actions de cet ordre, il aura le temps de préparer des réflexes de défense, ce qui est plus éducatif de d’être pris au dépourvu et subir des chocs dont l’étendue peut être dangereuse. Pourquoi la société se trouve désolée des comportements agressifs de certains élèves et étudiants quand elle-même accepte des pratiques désastreuses telles que le bizutage?
    Prenons point par point les failles de cette pratique et ceci à travers quelques interrogations à même d’éveiller les consciences.
    1. Est-ce que le bizutage est une pratique obligée pour chaque jeune, étudiant ou adulte dans toutes les institutions? Autrement dit, y a-t-il une règle qui ne fait pas exception des autres ou des autres?
    2. Comment s’opère le choix des individus et par qui? Est-il aléatoire ou ciblé?
    3. Pourquoi des personnes sont protégées du bizutage et pas d’autres? Et pourquoi?
    4. Les limites de la vie privée sont elles tracées pour sauvegarder au bizuté un minimum de dignité?
    5. La vie privée du bizuté est-elle respecté de telle façon à ne pas l’exposer à des dangers comme le vol et le viol?
    6. Y-a-t-il des données de départ à observer avant de décider du bizutage d’un individu? Est-on certain que tous les bizutés sortiront de cette expériences sans séquelles permanentes?.
    7. Ceux qui pratiquent le bizutage sur les bizutés sont-ils tous mués par la même intention exprimée au niveau apparent ou s’infiltrent-ils pour un règlement de compte, par vengeance ou par perversité? Tant de questions qui nous taraudent et qui se sont développées à travers notre réflexion commune pour mettre un terme à cette pratique non démocratique, plutôt barbare et de conséquences très fâcheuses sur plusieurs personnes dont l’orgueil ne permet pas d’en parler.

    Et si le bizutage a seulement des points négatifs ravageurs, pensez-vous que le bizuté est le seul perdant? Dans le cas de maladie ou de suicide, pense-t-on aux pertes de la famille et de la société?
    Pour tenter de répondre à ces quelques questions, nous exposons les points suivants;
    1. Les règles de bizutage ne sont jamais définies d’avance, ce qui ouvre la porte à toutes les violations collectives sur les individus qui le subissent : verbales, psychologiques, physiques, économiques. Au niveau verbal, la personne est humiliée par toutes les appellations, au niveau psychologique, la personne bizutée se sent envahie dans son intimité la plus profonde, et au niveau économique, plusieurs personnes se sont trouvées avec des pertes matérielles étant donné le ralentissement de leur production vu les ravages causées par les pratiques de bizutage dont elles se retrouvent victimes sans préavis, sans oublier les cas de vol issus de l’assaut sur les données de l’individu bizuté.
    2. Au niveau du temps, certaines personnes se sont vu violer leur vie, leur intimité, pendant des mois et même des années, car quand la période dite du bizutage finit, certains personnes pernicieuses continuent leurs pratiques pour le plus longtemps possible, abusant de la personne, de ses données et de ses coordonnées. Il n’est pas étonnant que des vols d’identité, de cartes de crédits soient réalisés facilement. Plusieurs personnes se retrouvent dépouillées, volées, avec des grandes séquelles pour toute leur vie. Certains bizuteurs s’ingénient même à voler les clés de leur logement et leurs clés USB, ce qui achève la mainmise sur la personne qui se retrouve sans aucune protection.
    3. Au nom de quel objectif étale-t-on le bizutage hors de sa période? S’agit-il d’une pratique avec double objectif : un déclaré qui vise disons à aider les gens à se raffermir et un autre pernicieux qui permet à tout un groupe de tomber sur les coordonnées d’une personne, et dont certains s’infiltrent dans l’intention de voler les bizutés ou de régler un compte quelconque?
    4. Bizutage et pertes économiques et sociales : il est clair que chaque perte économique, d’individu (suicide), est aussi une perte pour toute la société. Des gens qui restent en prise avec des difficultés psychologiques représentent une charge de plus dans le domaine de la santé. Au lieu de faire profiter des gens malades de soins de santé, on crée des gens à difficultés, ce qui ne ferait qu’alourdir les dépenses de l’état en santé.
    5. Quand un groupe tombe sur un individu à l’improviste et lui fait perdre confiance en tout, il brise le sentiment de sécurité de cet individu en tout, même dans les gens qu’il aime le plus. Il s’agit d’un isolement systématique qui fait que l’individu en question se sente violé à tous les niveaux; un sondage anonyme permettrait aux gens d’exprimer leurs déboires et toutes les conséquences négatives subies à cause de cette pratique pernicieuse.
    6. Les règlements de compte effectués à travers le bizutage sont les plus ravageurs, le cas le plus illustratif est celui du harcèlement amoureux, la jalousie. Plusieurs cas parlent de la vengeance d’un amoureux (se), d’un jaloux (se).
    7. Ce qui est navrant est le cas de suicide. Entourée de toutes part, harcelée par tout un groupe, surtout quand le bizutage est très bien triqué pendant des mois pour faire tomber telle ou telle personne, certaines personnes bizutés se retrouvent dans un gouffre alors qu’ils mettent tout leur espoir sur la réussite. Plusieurs ne réalisent pas qu’ils sont l’objet d’un bizutage. Pris d’assaut, certains bizutés peuvent développer une grande peur des autres, des fois même les autres deviennent une source de danger, de destruction. Quand un bizutage dure longtemps, il se transforme en un enfer sans fin! À ce moment à on est loin du but éducatif, et le suicide de certains qui peuvent partir malheureusement sans se rendre compte qu’ils sont victimes de bizutages est le grand indice de la dimension criminelle du bizutage. Il s’agit enfin d’une pratique barbare, sélective, qui touche les uns et pas les autres (les protégés), qui amène des effets contraires.
    Vu cette transformation du résultat escompté en un résultat ravageur de l’objectif premier dans certains cas du bizutage, la moindre des choses est de donner un droit au bizuté au recours judiciaire dans le cas d’un abus avec de mauvaises conséquences psychologique et matérielles comme le vol, le viol, la fraude d’identité.
    Dans Bizutage et barbarie, Bernard Lempert qualifie le bizutage de « véritable culture du viol », de «socialisation de la perversion» et d’«avatar récurrent de la barbarie».
    Nous lançons la discussion sur ce phénomène utile en apparence mais dont les effets sont la plupart du temps ravageurs et pour l’individu et pour la société, économiquement et psychologiquement parlant. N’oublions pas de replacer ce phénomène dans le temps de la mondialisation et des réseaux sociaux pour prévenir des ravages sur des individus bizutés à l’échelle de la planète. Plus encore, dans le cadre de réseaux sociaux qui lient des gens de toutes les nations, à tel point que le virtuel devient un correspondant du réel. Nous essayons tous, d’éviter de mettre la planète à feu et à sang alors que certains sont déjà en train de faire couver une catastrophe mondiale à travers la légitimité de la perversion dans des milieux restreints à travers des phénomènes tel le bizutage. On ne peut accepter d’un individu ou d’un groupe de permettre d’attiser le feu de la perversité et de la haine sous prétexte d’aider ou d’éduquer!!! Dorénavant, chaque phénomène, en faisant une mutation à un rythme normal risque d’atteindre la sphère mondiale qui commence à réunir l’ensemble de l’humanité. Quand le bizutage devient le fruit d’une grande organisation qui cible en même temps la personne, ses contacts, ses données, ses comptes, ses adresses électroniques et s’amuse à rapporter sur elle le contraire de ce qu’elle est, elle finit inévitablement par l’isoler, le plonger dans la solitude, le fragiliser et le rendre vulnérable, bref, par le rendre une proie facile pour tout arnaqueur, violeur et voleur. Qu’est-ce qui différencie alors la pratique du bizutage de toute autre organisation criminelle si le premier objectif de type éducatif disparait au profit de la vulnérabilité de l’individu bizuté et de la primauté de la perversité?
    Pour se rendre compte du caractère pernicieux et pervers de certains dont l’intention est plus de nuire que d’aider dans cette fameuse pratique qu’est le bizutage, nous vous invitons à méditer sur cette proposition : et si on mettait comme condition de départ de participation à un bizutage l’obligation d’assumer une part de dédommagement du bizuté économiquement et moralement parlant quand cela arrive. Ce qui veut dire tout simplement que la personne ayant participé à un bizutage doit signer au préalable un contrat de responsabilité en cas de dommages matériels et psychologiques; autrement dit, ce dédommagement ne sera pas pris en compte par l’état mais par ces promoteurs de difficultés et de catastrophes. Nous en mettrons notre main au feu que le nombre de participants au bizutage va diminuer terriblement puisque cette condition fait appel au sens civique, sonne l’alarme du danger de la barbarie et écarte les gens d’intentions destructrices!

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