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Guide bourse

Gérer soi-même son portefeuille d’actions

C’est la méthode que j’ai utilisée pour valoriser les 15 000 euros d’économies que j’avais en 2002.

En 4 ans et après avoir investi l’intégralité de mes 15000 euros sur 18 mois, j’ai créé un portefeuille boursier d’une valeur de 40000 euros.

Si vous avez une expérience d’investissement malheureusement, ne perdez pas courage: ma première tentative d’investissement en bourse s’était soldée par deux naufrages (introduction en bourse de Multimania, une société qui, après une sévère chute, devait se faire racheter par Lycos, dont le cours s’est également écroulé: en bout de course, mes frais de gestion ont achevé de manger le reliquat des 450 euros que j’avais investis).

Ma stratégie:
- passer peu d’ordre de bourse
- choisir des actions à fort potentiel de développement ou de rebond, qui dégagent un conscencus
- gérer mes actions via un courtier en ligne peu cher
- savoir revendre au bon moment

Passer peu d’ordres sur des montants moyens

Investissement: passer peu d’ordres de bourse sur des montants moyensJe ne fais pas partir des day traders, qui se délectent à acheter/vendre en permanence des actions: si je pouvais faire cela à plein temps, cela m’amuserait, mais attendu que cela s’ajoute à mon travail, cela ne m’intéresse pas. Le day trading, qui consiste à faire des aller retour dans la journée sur une action (acheter en début de journée à un certain cours et miser sur le fait qu’on pourrait la revendre plus tard à un court plus élevé), est un sport stressant, qui demande beaucoup de concentration, de psychologie et de technicité.

Je passe moins d’un ordre de bourse par mois et j’en suis très content. Mes performances sont relativement bonnes compte tenu de ces contraintes (+45% en moyenne par an depuis 2002, soit deux fois plus que la moyenne du CAC 40).

Point important: chaque transaction (action ou vente d’une action) coûte cher (les frais de transaction s’élèvent à environ 0,5% du montant de la transaction, avec minimum se situant entre 5 et 15 euros suivant les courtiers en ligne). Autrement dit, si vous achetez pour 500 euros de votre action préférée et qu’elle se valorise de 10%, vous devrez déduire de vos plus values environ 40% des dites plus values (10 euros à l’achat, 10 euros à la vente, soit 20 euros en tout sur une plus value de 50 euros). Vous n’aurez donc gagner que 6%, soit 30 euros, ce qui suffit juste à inviter votre conjoint(e) au restaurant.

Mon conseil: n’investissez jamais pour un montant au dessous de 1000 euros.
Vous paierez environ 10 euros à l’achat et 10 euros à la revente soit 2% du montant de votre paquet d’action.

N’investissez jamais dans une action dont vous n’esperez pas une plus value d’au moins 20% sur la première année.

De cette façon, les frais de transaction de courtage en ligne (achat et vente de l’action) se limiteront à 10% de votre plus value (2% de frais et 20% de plus value).

Le montant de 1000 euros est un bon compris pour l’investisseur moyen.

Les spécialistes estiment qu’il est difficile pour un particulier de gérer un portefeuillle avec plus de 10 lignes (dix valeurs différentes) sans y investir beaucoup de temps.

Rien ne vous empêche de changer régulièrement ces dix lignes.

Si vous êtes comme moi, vous vous contenterez d’une ou deux transactions par mois: je conserve mes actions en moyenne 2 ans.
Jouer les introduction en bourse: privatisées, autres sociétés

Les introductions en bourse sont le placement le moins risqué
Ceci est, en général, vrai pour les introductions de grosses PME qui offrent une prime à l’émission.

Si ceci est, en général vrai, il faut conserver en mémoire que les investisseurs institutionnels mentent et bluffent au moment des introductions.

Vous n’êtes pas sans savoir que le mensonge est un simple outil de travail dans le monde de la finance.

Aussi, prenez toujours avec précautions les opinions des analystes lors des introductions en bourse. Fiez vous à votre instincts.

Dernier exemple en date:

EDF (introduction en bourse datant de mi 2005).

Dans les semaines qui précèdent l’introduction en bourse du fournisseur historique d’électricité en France, l’ensemble des analystes sont unanimes: l’action est proposée à un prix beaucoup trop élevé. Il n’y a que peu de potentiel de progression. A ce moment, les analystes savent tous que les tensions sur le marché de l’énergie liées à la croissance de la demande croissante de pays émergents comme la Chine ou l’Inde vont être favorable à l’ensemble des valeurs liées au secteur de l’énergie.

Je souscris tout de même à un grand nombre de titre (4500 euros demandés pour espérer en obtenir pour 2500 euros) autant dans l’espoir d’une plus value que de conserver la propriété d’une partie importante du patrimoine français.

Dans les deux mois qui viennent, vu la stagnation de l’action, je me dis que mon investissement n’a effectivement qu’un sens politique.

Mais la tendance de fond dans laquelle je crois jusqu’à 2010 (croissance des actions liées à l’énergie) finit l’emporter: moins d’un an plus tard, l’action EDF a progressé de 45% et les nouvelles projections des analystes qui indiquaient que l’action était introduite en bourse à un cours trop élevé, sont relevées à 210% de son cours d’introduction pour l’anniversaire de la 1ere quotation. Et les conseils boursiers sont désormais à l’achat sur cette valeur, à un prix pourtant deux fois plus élevé qu’au cours d’introduction. Et pourtant, EDF n’a pas changé sa stratégie, réalisé aucun investissement spécifique et n’est pas la cible d’une potentielle OPA. Rien n’a changé, sauf le discours des analystes.
Acheter les actions sous valorisées

Investir les actions sous valoriséesNe prenez pas les quelques lignes qui suivent, comme des recommandations émanant d’un éminent conseil boursier: elle provienne simplement d’un particulier ayant réussi à plusieurs reprises à faire des plus values en appliquant la même tactique.

Le principe est le même qui sous tend la stratégie des entrepreneurs qui reprennent des entreprises en difficulté pour un franc symbolique: il s’agit de trouver des actions qui sont sous valorisées, soit en raison d’une mauvaise conjoncture boursière, soit en raison de difficultés passagères inhérentes à la société. Les boursiers professionnels étant sans pitié et raisonnant en valorisant à court terme, ils délaissent souvent des entreprises solides parce que leurs bénéfices de l’année ont chu (en tant que petit entrepreneur moi-même, je suis peut être mieux à même qu’eux de comprendre que dans la vie d’une entreprise, il y a des hauts et des bas).

Exemple: l’action EADS, le fabricant des avions Airbus et des fusées Ariane. En 2002, après les attentats du 11 septembre, dix années de dérégulation et plusieurs épidémies (SARS notamment), les compangies aériennes dans leur ensemble sont dans un piteux état. Leurs commandes d’avion baissent. Donc les bénéfices d’Airbus aussi et l’action relaye en l’amplifiant cette baisse. Plusieurs analystes (LCI, Investir, La Tribune desfossés), stigmatisent la sous valorisation et indiquent qu’à terme l’action EADS remontera. Elle côte alors 12 euros. J’achète pour 1000 euros d’actions. Fin 2002, crise en Irak oblige, l’action baisse à 10 euros. Petit stress. Je décide de m’accrocher à la valeur car je crois en son potentiel: j’en achète pour 1500 euros. Trois mois plus tard, l’action tombe l’espace de quelques jours sous les 8 euros. Grosses sueurs froides. Mais sur le moyen terme l’action se redresse (15 euros je crois fin 2003, 20 euros en 2004, 25 euros début 2005 pour finir à 32 euros lorsque je l’ai revendue en novembre 2005). Plus value réalisée en trois ans avec un prix moyen d’achat autour de 11 euros: +180%
Rechercher les entreprises à fort potentiel de croissance

Investir dans les actions à fort potentiel Certaines entreprises ont un potentiel de développement
Lorsqu’un marché s’ouvre à la concurrence comme celui des Telecoms, certaines entreprises parce qu’elles sont plus réactives, un business model innovant ou une technologie de nouvelle génération peuvent se développer plus rapidement que les autres.

Si vous investissez suffisament tôt dans ces sociétés (avant que leurs bénéfices soient au plus haut), vous pouvez arriver avant que leur cours ne grimpe vraiment.

Dans mon cas, Illiad (fournisseur d’accès ADSL), Cegid (édition de progiciels de gestion pour PME) ou Vallourec (matériel pour exploration pétrolière) font partie de ce type de valeur.

Exemple d’investissements réussis

Exemple d’investissements réussisL’ensemble des investissements dans ces actions, réalisés entre fin 2002 et début 2004 ont été couronnés de succès

Orange Vallourec Cegid  Galeries Lafayette  Crédit Agricole  Bouygues  Renault

Action Orange

En 2002, le groupe France Telecom est en pleine restructuration. Il réintègre Wanadoo qui sort de la côte. Il vend des actifs. Il dévalorise les start-up rachetées à la grande époque.

Orange digère la licence UMTS qu’il ne pourra pas exploiter avant longtemps. Elle est en déficit depuis des années. Donc, le cours est au plus bas depuis son introduction (peut-être même sous son cours d’introduction) à 7 euros. Je travaille dans le secteur Internet et des NTIC, donc je sais qu’Orange à de l’avenir et qu’à l’issu d’une phase de restructuration, l’action finira par remonter. Fin 2003, l’action a gagné 25%, l’entreprise dégage ses premiers bénéfices et elle a encore tout son potentiel devant elle, mais France Telecom décide de réintégrer la valeur dans France Telecom: rachat par France Telecom obligatoire. C’est la première plus value que je réalise sur mon portefeuille.

Ce petit bénéfice à un goût un peu amer, même si ces bénéfices ne sont pas imposées: cette vente aura été la seule que j’aurais réalisée cette année-là, ce qui me met à l’abri de l’imposition sur les plus values, j’ai l’impression que c’est France Telecom qui profitera des bénéfices que la société commence à engranger et la méthode de valorisation du racheteur (France Telecom) susite la controverse: de nombreux analystes estiment que l’action Orange a été sous valorisée dans le cadre de ce rachat.

Action Vallourec
Il s’agit d’un fabricant de matériel servant notamment à l’exploration pétrolière. Fin novembre 2002, j’achète pour 1000 euros d’actions à 59 euros, parce que trois journaux différents indiquent qu’elle est sous valorisée. Durant deux ans, l’action bouge peu: tout juste suit-elle le CAC (+60% contre +40% pour le CAC). Je n’ai pas fait un mauvais investissement, mais elle performe moins que mes autres actions. Début 2005, l’action frémit et ce sera la valeur vedette de l’ensemble de l’année. En fin d’année, sur fond de crise du pétrole, elle termine à 450 euros, soit une progression de 662%. C’est le meilleur coup que j’ai réalisé juste après Iliad qui a progressé de 250 % en moins d’un an. J’ai décide de prendre mes bénéfices (autrement de revendre l’action car j’en avais besoin pour l’apport relatif à un achat immobilier). J’ai des demi regrets car cette année, l’action côte plus de 900 euros, soit +1474% par rapport au cours où je l’ai acheté. Mais comme le dit Matthieu Lluis, boursicoteur averti, « tout ce qui est pris n’est plus à prendre », autrement dit, mieux vaut une plus value moins importante qu’elle aurait pu être qu’une vraie perte. Aussi longtemps que vous n’avez pas revendu, la valorisation de votre portefeuille d’action reste virtuelle.
Action Cegid
Sous valorisation et gros potentiel
J’achète l’action Cegid fin 2002, lorsque la société commence à atteindre une taille respectable (elle doit fleurter avec les 100 millions d’euros de valorisation). Il s’agit d’une société qui vend des logiciels de gestion aux entreprises. Elle est au premier rang pour profiter de l’informatisation corissante des PME. Après une croissance organique forte et des rachats réussis, le cours de l’action est multiplié par 4 en un an et demi. Depuis l’action va et vient mais poursuit une croissance appréciable. Dans l’idéal, j’aurais du revendre cette action, au bout d’un an et demi, pour réinvestir les fonds dégagés dans d’autres actions à potentiel. J’aurais anisi éviter le repli ponctuel de 20%, qui m’a « fait perdre du temps ». Mais compte tenu de la bonne tenue de la valeur et de son potentiel futur (c’est un petit microsoft), notamment en cas d’OPA, cette valeur qui dégage des dividendes confortables reste intéressante et c’est pourquoi je la conserve.
Action Galeries Lafayette
Il s’agit d’un investissement que je n’ai pas eu le temps de réaliser, mais que je regrette un peu. Fin 2002, l’action est classée parmi les sous valorisées, car si l’on compare sa capitalisation boursière avec la valeur de son parc immobilier avec l’explosion de l’immibilier à Paris, on arrive presque au même chiffre. Autrement dit, l’entreprise ne vaut pas plus cher que ses locaux, comme si l’on ignorait les bénéfices qu’elle réalise. J’ai observé cette valeur durant trois ans. Après 18 mois de stagnation qui me confortait dans le choix de ne pas l’avoir acheté, l’action a enfin décollée et plus que doubler en valeur. Mais difficile de savoir a quel moment le marché se réveille.
Action Crédit Agricole
L’investissement long terme par excellence. Il s’agit du reliquat d’un Si l’on s’écoute parler, on dira que c’est typiquement une valeur de fond de portefeuille. Pas de rendement mirifique, dividendes moyens mais régulier et qui a mis 5 ans à se valoriser correctement: sa progression est de 80% sur une période de 6 ans., soit environ 8% par an. L’action Crédit Agricole fait mieux que les placements sans risque et cela revient presque au même. En revanche, de 2000 à 2004, avant le rachat du Crédit Lyonnais, l’action a joué au yoyo. Elle est quasiment revenu au niveau de son cours d’introduction, avant de rebondir en même temps que le CACA 40. Il faut jouer des actions comme Crédit Agricole sur le long terme, autrement dit, ne pas prévoir de s’en séparer avant 4 ou 5 ans pour qu’elle donne leur potentiel, qui se déclenche à la faveur d’évènements de type rachat, fusion, OPA amicale ou OPA hostile.
Action Bouygues
Elle se rapproche de l’action agricole en terme de risque: grosse multinationale avec un avenir garanti par des besoins au niveau du BTP qui persisteront et un secteur audiovisuel en progression constante. Bon, petite déception, quand même: acheter du Bouygues, pour un petit patron de gauche comme moi, c’est un peu pactiser avec le diable (vous connaissez la culture de cette société…). Donc, j’en attendais une excellente progression. Elle a tout juste fait aussi bien que le CAC 40 sur la période, ce qui veut dire, quand mieux que le livret A. En revanche, beaucoup moins bien que le reste de mon portefeuille.

Action Renault
Début 2004, j’avais quelques milliers d’euros à investir et la faveur d’une OPA qui m’avait obligé à revendre un de mes paquets d’actions. J’achète trois magazines d’investissements, je repère des recommandations convergentes sur Renault que j’achète à 58 euros. Deux années plus tard, elle côte 80 euros à distribuer des dividendes de l’ordre de 2%
Exemple d’investissements ratés
L’ensemble des investissements dans ces actions, réalisés entre fin 2002 et début 2004 ont été des échecs dans la mesure où non seulement l’action a chuté, mais qu’en 2006, l’action n’était toujours remonté à son cours d’achat.

Alsthom

Eurotunnel

Action Alstom
Alstom est le parfait contre exemple qui démontre que ma stratégie d’investissement à contre courant présente des limites mais qu’elle permet d’absorber des risques sans perdre d’argent. En septembre 2002, fort de mes premiers succès, je décide de prendre plus de risque et de faire de la vraie spéculation sur des valeurs vraiment en difficulté. Le principe est toujours le même: cours d’action à un plus bas historique, mais vrai savoir-faire, vrai technologie, vrais besoins du marché et peu d’acteurs pour les satisfaire. Et surtout, je sais que jamais une entreprise comme celle-ci ne déposera le bilan: l’état sera toujours là pour la relever. Mauvais calcul: un an après mon achat, la valeur de l’action a été divisée par 4.

Ce qui sauve cette ligne de mon portefeuille, c’est la souscription à une obligation Alstom 2008 convertible (une obligation est un forme d’emprunt remboursable à échéance, avec possibilité en l’espèce de l’échanger contre des actions). Ces obligations suive donc logiquement le cours de l’action et deux mois après mon achat malheureux de mes actions Alstom qui avaient chuté de 30%, je réinvestissais dans les obligations. Grand bien m’en a pris, puisque trois ans après, j’observe une progression de 800 euros sur ces obligations, qui éponguent les pertes de mes actions (600 euros). Au total, 2 ans et demi après l’action de mon paquet d’actions Alstom, je réalise une priogression de 10% environ, soit l’équivalent 3% par an environ, soit l’équivalent d’un livret A.

Précisons qu’il s’agit de la plus mauvaise performance juste après Eurotunnel

Action Eurotunnel
L’action Eurotunnel est l’exception qui confirme la règle. C’est phrase est insérée pour la pure forme: je n’ai compris en quoi un exception peut confirmer une règle. J’ai pris un risque de trop dans le cadre de ma stratégie « acheter des actions à bas pris d’une société en difficulté en partant du principe qu’elle ne peuvent pas tomber plus bas. Il y a des actions comme l’action Eurotunel, qui peuvent toujours tomber plus bas, j’ai mal investi parce que je me suis insuffisamment renseigné: j’ai pris des action dans une société en difficulté avec des persectives bouchées: la société perdait de l’argent parce que le trafic transmanche est arrivé à maturité et que structurellement, en raison du poids de la dette, Eurotunnel ne peut être une société rentable. Donc, je traîne cette valeur que je garderai ad vitam aeternam dans mon portefeuille car j’espère limiter ma perte à 50% de mon investissement initial alors qu’actuellement, elle s’élève à environ 70% et qu’elle a été un jour de 90%. Si vous vous aventurez à acheter des actions à bas pris, ne prenez pas d’action de sociétés qui perdent de l’argent, à moins que vous ayez pris le temps d’analyser en profondeur leur activité, leurs finances, leur dette et le marché auquel elle s’adresse. Pour être honnête, je ne me suis pas livré à cette analyse car je savais que la valeur était éminement spéculative et je comptais bien profiter des mouvements de yoyo de l’action lié aux activités des spéculateurs: bonne leçon à 700 euros (le montant de mes pertes actuellement).
Déléguer la gestion de votre portefeuille boursier


FCP ( Fonds communs de placement) et SICAV
L’investissement en action, s’il constitue un placement de moyen ou long terme n’en exige pourtant pas moins une attention quasiquotidienne, à moins que vous soyez parvenu à construire un portefeuille qui permet d’établir le risque. En cas de retournement de conjoncture boursière, vous bénéficiez immédiatement des hausses et vous subissez intégralement les chutes.

Avec les FCP et les SICAV, vous êtes en partie protégé: ces deux type de fonds d’investissement amortissent les chutes tout comme les hausses. Elles vous permettent, en outre, de ne jamais avoir à vous poser la question de la sélection d’action: ce sont les gestionnaires de fonds qui s’en charge à votre place.
Comment fonctionne un FCP ou une SICAV ?
Un établissement financier annonce qu’il va lancer un fonds, en général à thème (actions du CAC 40, actions asiatiques, actions bionotechnologies, obligations…), les investisseurs particuliers ou institutionnels intéressés, apportent une particulier du capital de ce fonds d’investissement et le gestionnaire du fonds achètent ensuite au quotidien actions, obligations, options, à sa guise. Il fait le travail de trading à votre place. Vous détenez des « parts » du fonds.

Il existe plus de 2000 fonds investis en actions. Aussi, il faut choisir celui qui vous convient le mieux. En général, la sélection du fonds se fait sur trois critères:

- thématiques du fonds

- notoriété et compétence du gestionnaire

- performances historiques du fonds

Attention, des frais d’entrée vous seront facturés lorsque vous achetez des parts du fonds (entre 2% et 4%). Aussi, si vous revendez vos parts rapidement (avant un an), même la valeur de la part du fonds a progressé, il est possible que vous vous retrouviez avec unee moins value (si le fonds a progressé de 4%, vous récupérerez juste votre mise initiale, s’il a fait 2%, vous aurez une moins value de 2%). Il s’agit donc bien d’un investissement long terme.

Astuce: vos frais d’entrée diminuent si vous passez votre ordre d’achat de fonds par Internet.

Evidement, lorsque la bourse baisse, la valeur du FCP ou de la SICAV baisse.

La politique d’investissement et les performance du gestionnaire doivent guider votre choix. Votre banque ne propose en général qu’une sélection limitée de SICAV et FCP, au premier rang desquels, ses propres fonds d’investissements. Il peut être beaucoup plus intéressant de rechercher d’autres fonds, ce qui peut être fait via les courtiers sur le web.
Les meilleures SICAV et FCP sur les 5 dernières années Voici une sélection de 5 SICAV et FCP qui ont affiché des performances supérieures à la moyenne des fonds d’investissement français sur les 5 dernières années. Tous ont, par exemple, parfaitement amortis l’effet montagnes russes consécutif à l’éclatement ed la bulle internet, la guerre en Irak et à la remontée spectaculaire sur la période 2003-2006. Attention, en cas de changement de gérant, les performances de ces fonds peuvent varier.

Axa France Opportunité

Carmignac Grande Europe

Centrale Croissance Europe

CPR Middle Cap Europe

Croissance France

Fidelity fds France

Generali Europe Mid Caps

Oddo Avenir C

RP Sélection Europe

Victoire France Opportunité
Quand revendre sa part de fonds ?La plupart du temps, si vous avez choisi le bon fonds (celui qui correspond à vos objectifs de rentabilité et niveau de risque, vous conservez votre part de fonds pendant une durée variant d’un à cinq ans.

Mais si les performances relatives du fonds se dégradent (il chute dans les classements comparant les fonds entre eux), durant 6 mois, alors il est prudent de changer de fonds: peut-être la politiqe d’investissement n’est-elle plus en adéquation avec la situation de la bourse. Peut-être, le gestionnaire du fonds a-t-il été remplacé par un gestionnaire moins performant…

Si la rentabilité du FCP ou de la SICAV se dégrade alors qu’il reste bien classé, cela peut signifier deux choses:

la bourse est entrée dans un cycle baissier et le gérant ne peut que limiter les dégats. Dans ce cas, si vous pensez avoir besoin de votre investissement dans un délai inférieur à deux années, alors revendez immédiatement pendant que la bourse est encore à un niveau acceptable. Si vous n’avez pas besoin de votre argent immédiatement, dans ce cas, jouez la carte du temps et attendez plusieurs mois, voire plusieurs années que la bourse remonte.
la bourse enregistre des performances habituelles, cela peut signifier que le fonds a été investi dans un secteur d’activité qui n’a plus le vent en poupe à la bourse. Essayez alors de savoir s’il s’agit d’une désaffection passagère ou bien durable. Prenez alors la décision la plus censée.
Banque privée et gestion privée
Si vous disposez de plus de 70 000 euros à investir, vous pouvez envisager de confier la gestion de votre portefeuille à la cellule « gestion privée » d’une grande banque. Chez certains courtiers en ligne, 25 000 euros peuvent suffire. On parle alors de private banking.

Quatre type d’acteurs en gestion privée
Les différents types d’acteur de la gestion privée d’actifs

L’épargne sous contrat

Les frais de gestion de la banque privée

Les modes d’investissement de votre épargne

Quelques acteurs reconnus de la banque privée (Private banking)

Les experts des grandes banques comme Lazard ou Rotschild qui visent les très grosses fortunes, souvent soumises à l’ISF (Impôts sur les grandes fortunes) et gèrent pour leurs clients, en général, plusieurs millions ou dizaines de millions de francs.

Les services de banque privée dans grands réseaux traditionnels (BNP Paribas, Société Générale…) qui servent surtout les détenteurs d’un patrimoine important. On peut estimer que les portefeuilles gérés varient entre 50 000 et 10 millions de francs.

Les services de gestion privée des courtiers en ligne (Fortuneo, Bourse Directe…) qui visent les jeunes cadres branchés disposant d’un capital minimum de 25000 euros

Les sociétés de gestion (DCNA) adoptent des positionnements propres qui peuvent viser les gros comme les petits épargnants.
L’épargne sous contrat
Sur la période 2006-2007, l’épargne sous contrat en France devrait atteindre un montant compris entre 1 100 et 1 200 milliards d’euros

Les frais facturés par les mandataires en gestion privée
Les frais de gestion doivent se limiter à 1% ou 1,5% du capital investis, mais des primes de performances viennent parfois s’ajouter à ces frais (entre 10% et 15% de la plus value réalisée). Attention aux effets de bords des différentes formules: un courtier comme Symphonis qui se rémunère uniquement aux performances (et qui ne touche rien en cas de perte) aura une stratégie d’investissement agressive, mais n’aura pas la même stratégie d’investissement en période de baisse boursière (qu’il perde 1% ou 10%, sa rémunération reste nulle) qu’un mandataire qui est rémunéré uniquement avec un pourcentage fixe du montant du portefeuille (et qui aura plutôt tendance à jouer le long terme et la sécurité).

Les modes d’investissement de votre épargne
Les gestionnaires à qui vous confiez un mandat de gestion privée, investissent votre épargne dans des fonds d’investissements (les grandes banques de réseaux n’investissement d’ailleurs que dans leurs propres fonds) si votre capital est faible (les seuils varient d’un étalissement bancaire à l’autre) ou dans des actions ou autres valeur mobilières lorsque l’épargne que vous leur confiez est plus importante.

Les courtiers en ligne, eux-mêmes, se laissent la liberté d’investir dans n’importe quel fonds ou actions.

Il vous revient au moment où vous signez avec le spécialiste de la banque privée que vous avez choisi de déterminer le niveau de risque que vous souhaitez assumer:

prudence
Vous désirez privilégier la sécurité. Votre capital sera donc investis dans des obligations, par définition très peu risquée, des fonds monétaires et pour une part moindre, dans des actions. Si le CAC 40 explose, vous en profiterez peu. S’il s’écroule, vous ne subirez qu’un léger contre coup à posteriori.
équilibre
Vous désirez obtenir un rendement sensiblement supérieur aux placements non risqués. Dans ce cas, 50% de votre épargne sera investie en actions. Plus values et moins values seront amplifiées. En cas de chute comme après l’éclatement de la bulle internet, vous pouvez perdre 10% ou 20% de votre capital. Mais, en période de redressement, vous pouvez voir votre capital progresser de 50% en 3 ans
Dynamisme
L’essentiel de votre portefeuille est investi en action. Ce dernier, peut ainsi profiter au maximum lorsque des valeurs explosent (+200% pour Iliad en un an, +1000% pour Vallourec), mais l’inverse est également possible (-70% pour Alsthom en un an). Faites vous donc bien expliquer les stratégies d’investissement par le gestionnaire de fonds.
Quelques acteurs reconnus de la banque privée
Symphonis
A partir de 30000 euros pour un mandat de gestion de PEA, un compte titre ou une assurance vie. Investissement: 600 fonds possibles, rapport à chaque opération. Frais de gestion: 10% à 15% des plus values réalisées.

Société Générale
50000 euros pour un PEA, 150 000 euros pour un compte-titres et 75 000 euros en assurance vie. Investissement: limité aux fonds de ce réseau. Frais de gestion: entre 0,5% et 1% par an.

DNCA Finance
Apartir de 100 000 euros pour un PEA ou un compte-titres. Investissement: limité aux 6 fonds de cette société. Frais de gestion: 1,5% à 2% par an + 5% des plus values.

La compagnie 1818
A partir de 100 000 euros pour un mandat sur un PEA, un compte-titre ou en assurance vie. Investissment: accès à 5000 fonds français et étrangers. Option « carte blanche » pour le gérant. Frais de gestion: environ 1% par an.

Skandia (assurance)
Apartir de 50 000 euros pour un mandat de gestion en assurance vie. Investissement: 300 fonds. Frais de gestion: 1,1% par an et 10% de la performance annuelle (frais élevés compensé par la fiscalité avantageuse de l’assurance vie).

source : bourse.enligne.fr

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